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AGENDA DES SPECTACLES

lafanfarelouchexyz80LA FANFARE LOUCHE
Fanfare Théâtre

Au Village Vacances des Nivéoles à Aillon Le Jeune (73)
Jeudi 1er avril 2012 à 11h


sacré silenceSACRÉ SILENCE
Duo clownesque philosophique

Au Village Vacances des Nivéoles à Aillon Le Jeune (73)
Mardi 29 mars 2012

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« Il est insufisant de dire que le théâtre nous motive. Ce qui nous motive, c'est un rapport au monde. Le théâtre est la forme de ce rapport »
semaine rené fallet

PRÉSENTATION
cerisemai2009miniature"Il n'est pas de femmes inaccessibles,
sauf celle qu'on aime."

René Fallet.

La Compagnie XYZ, troupe de théâtre de Chambéry, vous présente cette adaptation du roman de René Fallet (l'auteur de "La soupe aux choux" et de "Paris au mois d'août",...)

La pièce questionne l'amour, le désir, leur confusion, mais aussi notre société qui a la fâcheuse tendance de nous empêcher tout hédonisme serein, tout carpe diem, ne provoquant plus que du désir fou.

6 personnages, 6 façons d'aimer, 1 tragicomédie

René Fallet, le grand copain de Brassens, se disait irrigué par deux veines : la Beaujolais et la Whisky. La première désignant le côté « popu » de son œuvre, la seconde son côté sentimental...

« Comment fais-tu l’amour, Cerise ? » appartient à la veine whisky : le désespoir amoureux y est magnifique et délirant.
  • Durée du spectacle : 2h30
  • À Partir de 12 ans
 
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SYNOPSIS
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Londres, Michael Huggins, agent immobilier, célibataire désinvolte n’attend plus rien de la vie, ni des femmes, sinon ceci : beaucoup de femmes.

Une petite française, mariée et mère, va faire brusquement lui faire découvrir le sentiment amoureux. L’amour angoissant, violent, jaloux, voilà ce qu’il va connaître par celle qu’il a nommée Cerise, celle qui lui dit : Non. Un non d’épouse qui ne veut ni aventures ni problèmes. Comment fais-tu l’amour, Cerise ? Junkie, un jeune drogué ami de Huggins, se le demande également. Qui le saura ? Qui pourra donner une réponse à une question qui tourne au drame, à l’obsession ?
 
GALERIE DE PHOTOS
 
EXTRAIT VIDEO (de la création à l'A.Q.C.V)
Vidéo de la création en juin 2009, à l'AQCV.

 
DISTRIBUTION
Mise en Scène et Adaptation : Sylvain Rochex

Cerise : Marie-Aude Barrez
Michael Huggins : Sylvain Rochex
Junkie Sherwood : Sébastien Joly
Jill Craig : Barbara Gay
Marjorie Sampson : Lucille Payen
"Jean-Claude" : Adrien Theresette

Scénographie et régies : Aurélia Gonthier
Création costumes : Noémie Payen
Maquillages : Marie-Aude Barrez
Musiques Originales : Lucille Payen
Musiciens : Cécile Lallement, Félix Tarantini, Delphine Dugast et Yannick Corre

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DES RÉACTIONS
Félicitations. superbe pièce !
Excellente interprétation.
Tellement réaliste.
Encore merci
Valerie
Et merci à René Fallet
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Quelle bonne idée de jouer René Fallet - Bravo pour le travail et les trouvailles de mise en scène. Raymonde.
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Merci pour ce bon moment cette pièce à la fois comique et tragique nous touche tous et nous renvoie à ce désir toujours de l'innaccessible peut-être de cette quête spirituelle que nous projetons toujours sur l'autre dans le désir de l'innaccessible "amour". Juliette
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Belle aventure que cette adaptation, et interprêtation du Père Fallet, qui, aux moments des rires, devait se promener dans les travées. Nous avons senti le mélange de la veine Whisky et le punch des acteurs. Bravo. Jean-François, Pompégrattons.
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PRESSE
« … Le tombeur invétéré découvre inévitablement l’amour dans cette femme mariée qu’il ne pourra pas cueillir. On retrouve donc tout le drame de l’amour sincère et impossible, de cette sensualité revendiquée et dramatiquement enchevêtrée dans le puritanisme mortifère, puritanisme qui tue à petits feux les désirs de chacun. » Dauphiné Libéré, janvier 2010

article
 
NOTE DE MISE EN SCENE
sylvainTout est dans le titre et dans sa forme interrogative. Un titre-question à connotation sulfureuse, c'est un beau titre.

Michael Huggins est un Don Juan. C'est donc un homme révolté. Et l'homme révolté oscille entre son art, l'absurde et la mort.

Michael Huggins est en train d'exécuter son art de Don Juan en même temps qu'il découvre pour la première fois l'amour, le vrai. En bon mangeur de femmes, disons par réflexe, la première chose qui lui vient est la question du désir et de la chair : Comment fais-tu l'amour, Cerise ?

Mais rapidement, en même temps que surgit le premier obstacle infranchissable de sa vie : l'amour, cette question se meut logiquement en question existentielle et en obsession qui perd petit à petit son côté léger de désir de base, pour fondre dans une terrible gravité. Michael se rend compte sourdement qu'il ne tire pas toutes les ficelles, qu'il n'est pas aussi seul qu'il pensait sur l'échiquier.
Et c'est insoutenable.
Et c'est théâtral, parce que ce mur devient un concentré de douleurs palpables. C'est l'amour fou et impossible et Michael entraine tout son monde dans sa fange provoquant l'apparition de douleurs miroirs... mouroirs.
Et c'est une collection d'amours à sens unique qui apparaît.

La naissance d'un mythe. Elle doit s'appeler Exquise mais lui, il l'appellera Cerise (sic). Michael, baptise lui-même la source de tous ses tourments, et elle ne prendra aucun autre nom véritable. Le prénom Cerise donné par Michael devient son nom véritable et cela force le mythe. Cerise est à jamais indissociable de Michael, indissociable et inaccessible.

Qui est Cerise ? Je dirais que c'est une vieille Lolita et donc ce n'est pas une Lolita. Vieille dans le sens de : installée, mariée, indisponible, mère de famille, "sérieuse", ménagère, mais Michael ne semble pas comprendre/voir ces aspects-là, et il reste tête baissée, dos courbé vers La Cerise-Lolita qui est fraiche, jeune, à croquer, naïve, frivole, à cueillir,...
L'histoire commence par un Michael frappé par le démon de midi, il n'est donc pas étonnant que Cerise incarne le mythe de la jeunesse éternelle et impossible à travers les yeux globuleux de Michael Huggins 40 ans...

Les répliques sont cinglantes, toujours subtiles, toujours de plus en plus âpres et la tension monte de façon assourdissante.

Le comique est porté à la fois par la folie des personnages, par le cynisme ambiant et de manière plus concrète par les quiproquos liés à la barrière de la langue.

Le spectateur venu sans doute pour savoir comment Cerise fait l'amour, ravale en même temps que Michael, son désir en forme de clou, pour gémir en chœur avec les personnages.

Et Michael pousse le bouchon de l'amour vraiment très loin.

On est bien au théâtre. J'oserais dire au théâtre de la cruauté, car au-delà du verbe, on a un hurlement prodigieux, exquis, et sournois, caché derrière le désir, caché derrière une cerise.
Un hurlement en forme de noyau géant sur lequel les personnages se cassent les dents.
Un hurlement tel un asticot gluant sur lequel les personnages glissent et s'intoxiquent.

Qui est-il ce mur ? On sait seulement comment il s'appelle.
Le mur s'appelle «Jean-Claude», hydre à trois têtes qui représente les trois ordres funestes d'un monde aussi bien fait que Cerise. L'ordre bourgeois (le mari de Cerise : Jean-Claude Desremeaux), l'ordre religieux (Le prêtre), et l'ordre policier (le Coldstream Guard, garde royal).

C'est une pièce sur le désir. L'Eglise dirait sur le péché de la chair.
En filigrane, il s'agit d'une critique de notre société qui empêche tout hédonisme serein et tout carpe diem, ne provoquant plus que du désir fou.

Sylvain Rochex
 
FICHE TECHNIQUE
Veuillez trouver dans le PDF suivant les éléments techniques.
Plan de feu, plan de décor, et description des sources lumineuses, des conditions générales etc.